11/01/2016
9 mois, 41 semaines. C’est le temps nécessaire à une cellule pour devenir un fœtus capable d’endurer le monde extérieur. C’est aussi le temps qu’il faut à une femme pour se préparer à être maman.
Il y’a à peine 3 ans on me disait que peut-être que je ne pourrais jamais donner la vie...
Aujourd’hui je suis maman. Ce Vendredi 18 Décembre 2015 à 13h15 j’ai réalisé que ma vie prenait enfin un sens.
Très rapidement après sa conception, une semaine après surement, j’ai compris qu’un petit cœur battait en moi. Je le savais, je n’avais aucun doute. J’ai tout de suite voulu poursuivre ce voyage avec mon embryon logé au fond de mon ventre. C’était une évidence.
Je me suis battue pour rester la tête hors de l’eau depuis 2006, j’ai donc su que je continuerais de me battre pour ce bébé.
Ma grossesse ne fut pas de tout repos, stress et nausées furent mon quotidien. Les pleurs aussi, à chaque échographie, à chaque émotion, ils ne m’ont pas lâchés. “C’est une fille” ces mots m’ont touchés en plein cœur, je rêvais d’une princesse et mon rêve était à présent à ma portée.
L’accouchement ne m’a jamais inquiété, les femmes disent qu’on oublie la douleur en voyant son enfant et c’est tellement vrai. J’ai accouché vite, j’ai eu mal enfin j’imagine car je ne me rappelle plus de l’intensité de la douleur, c’est si déstabilisant.
J’ai senti sa tête du bout de mes doigts, j’ai poussé et rapidement on m’a dit d’attraper ma fille et j’ai vu mon ventre se dégonfler.. Il n’y a pas de mots pour expliquer ce sentiment, un mélange de bonheur et de tristesse à la fois, heureuse d’enfin rencontrer mon petit chat mais également triste car j’ai aimé même adoré être enceinte.
Encore aujourd’hui plus de 3 semaines après sa naissance j’ai toujours du mal à sentir mon ventre vide et plat, à voir mes photos de grossesse, à passer devant la maternité, à croiser des femmes enceintes... C’est dur.
Je l’aime de tout mon coeur, elle est tout pour moi, elle me comble, elle est belle. Elle est ma vie, mais ma grossesse me manque, 9 mois n’ont pas été suffisant à ce que je sois psychologiquement prête à faire le deuil de mon état de future maman. Elle grandit si vite que bientôt elle ne sera plus mon nouveau né et ma grossesse sera tellement loin... Baby blues ? Dépression post-partum ? La question se pose...
L’impression d’avoir perdu quelqu’un, l’impression que rien est réel..
40 semaines + 6 jours fut le temps qu’elle à passé à grandir dans son nid que fut mon uterus.. J’espère qu’un jour, dans quelques années, une petite soeur ou un petit frère fera lui aussi son nid au creux de mon ventre.